Top 10 des piments les plus forts au monde !

Je ne pouvais pas vous parler de force d’un piment et d’échelle de Scoville sans vous faire un top 10 des piments les plus forts.

Dans ce top 10 des piments forts, on retrouve ceux homologués par le Guinness des records depuis 1994. C’est d’ailleurs assez drôle de voir l’énorme différence d’unité Scoville entre le détenteur du records de 1994 à 2006 (Red Savina) et celui qui prend le relai en 2007 (Bhut Jolokia). On passe de 248 556 SHU à environ 1 million de SHU. Le piment le plus fort au monde est le Carolina Reaper avec une moyenne de 1 569 300 sur l’échelle de Scoville et pouvant aller jusqu’à 2 200 000 SHU. SHU = scoville heat unit = unité de Scoville.

Dans la liste, il y a 6 chilis qui ont été considérés comme le plus fort au monde pendant une période donnée par le Guinness des records. Les 4 autres ont aussi été mesurés par des laboratoires indépendants et j’ai ajouté la source de l’information pour ceux qui souhaiteraient se renseigner sur le sujet.

Je n’ai volontairement pas séparé le Chocolat 7-pot « Douglah » et le 7-pot, ni le Trinidad Scorpion Butch T et le Trinidad Moruga Scorpion afin d’éviter de faire un top 12.

Enfin, lorsqu’il y a deux chiffres (par exemple 1 169 058 – 1 853 936 unités Scoville), au moins sur les 3 premiers piments de la liste, le premier chiffre correspond à la moyenne mesurée et le second au maximum mesuré. Il se peut que vous trouviez des chiffres différents, mais globalement dans les mêmes grandeurs. Cela dépend de plusieurs paramètres : provenance des graines, l’année de mesure (mesures faites à différentes années), par quel/combien de laboratoire, moyenne intra ou inter labo, etc. D’autant plus que pour une même variété, il est possible de passer du simple au quadruple (exemple pour le Moruga Scorpion, un test en laboratoire de 2011/2012 montre 580 98<SHU<2 009 231 avec une moyenne de 1 207 764). Donc il est probable que vous trouviez des chiffres différents sur d’autres sites, mais au moins j’ai mentionné les sources de ceux que j’utilise dans le tableau.

  1. Carolina Reaper = 1 569 300 – 2 200 000 unités Scoville – Guinness des records 2013
  2. Trinidad Scorpion Butch T = 1 463 700 unités Scoville – Guinness des records 2012 / Trinidad Moruga Scorpion = 1 207 764 – 2 009 231 unités Scoville (source)
  3. Chocolat 7-pot « Douglah » = 1 169 058 – 1 853 936 unités Scoville / 7-pot = 1 066 882 – 1 291 800 unités Scoville (source)
  4. Naga viper = 1 382 118 unités Scoville – Guinness des records 2011
  5. New Mexico Scorpion = 1 191 595 unités Scoville (source)
  6. Spanish Naga « Gibralta » = 1 086 844 unités Scoville (source)
  7. Infinity = 1 067 286 unités Scoville – Guinness des records 2011
  8. Bhut Jolokia (alias ghost pepper) = 1 041 427 unités Scoville – Guinness des records 2007
  9. Dorset Naga (alias Naga Morich) = 661 451 – 1 032 310 unités Scoville (source)
  10. Red Savina = 248 556 unités Scoville – Guinness des records 1994

Il est probable que d’autres variétés récemment créées (par des vendeurs ou hobbyistes) soient bien plus fortes que celles-là, mais comme les tests et l’homologation coûtent chers à faire, elles n’ont pas été mesurées.

Amigurumi #19 : Jack the ghost

C’est bientôt Halloween ou Samain et les designers crocheteurs mettent en avant des patrons sur la thématique Halloween, les fantômes, les citrouilles, les toiles d’araignées et autres chauves-souris.

Bien que je ne fête ni Halloween, ni Samain, j’ai tout de même crocheté ce petit fantôme pour le fun. A vrai dire, même en dehors de la période Halloween, je l’aurais tout de même fait si j’avais vu ce patron plus tôt dans l’année.

Pour la petite anecdote, j’avais posté, sur la page Facebook Inside-Uranus, la photo de la tête avec les yeux de sécurité un peu trop « enfoncés » (faisant une sorte d’avancement sur le haut des yeux), créant un regard un peu plus méchant que le côté mignon qu’il devait avoir. Ce à quoi Marie a répondu : « On dirait un peu Jack! ». De là est venu l’idée de m’inspirer du célèbre Jack créé par Tim Burton pour faire ce fantôme.

La broderie et moi, ça fait deux et je n’ai aucune patience pour ça. D’ailleurs, je ne sais toujours pas faire un french knot ! M’enfin, voici le résultat avec du fil noir et blanc Miami de Novita et un crochet 3.75mm (je n’avais pas de fil plus fin pour la bouche cousue et les narines).

Jack the ghost amigurumi crochet

Pourquoi le piment brûle-t-il ? Capsaïcine, nociception et système nerveux autonome!

Pourquoi le piment brûle ou pique-t-il ? Pourquoi le piment fait transpirer ? Pour manger du piment fort fait mal ? Tant de questions que l’on s’est tous posées et voici leurs réponses.

Pour comprendre pourquoi manger du piment induit une douleur, il faut rappeler quelques notions basiques de physiologie. Parmi les neuf  sens que nous avons, il y a la nociception, qui est liée à la douleur. L’activation du système sensoriel nociceptif par un stimulus nocif (thermique = température extrême chaude/froide, mécanique = broiement, coupure, etc. et chimique = molécule inflammatoire, etc.) va envoyer l’information d’un danger nocif au cerveau qui, lui, va l’interpréter et le percevoir comme douloureux.

Cette activation du système nociceptif s’effectue par l’activation de récepteurs spécialisés dans la détection de stimulus nocifs, ils sont appelés nocicepteurs. Ces nocicepteurs se trouvent sur des terminaisons nerveuses situées dans la peau, les muscles et certaines parties des viscères/organes internes. Enfin, il existe différents sous-types de nocicepteurs.

C’est là que cela devient intéressant dans notre cas. Le récepteur TRPV1 est activé par de très forte température (environ >40°), un pH acide ou basique et la capsaïcine. Les capsaïcinoïdes présents dans les piments activent le même nocicepteur que les températures extrêmes chaudes.

Donc lorsque l’on mange du piment, la capsaïcine va se fixer sur les nocicepteurs TRPV1 situés dans la bouche et la langue, ce qui va activer le système nociceptif en envoyant un signal d’alarme au cerveau que nous allons percevoir comme une brûlure douloureuse. S’il reste de la capsaïcine à la fin du processus de digestion, il se peut que cela brûle l’anus et le colon.

Maintenant que l’on sait pourquoi le piment nous brûle. Voyons pourquoi, il nous fait suer, avoir le hoquet pour certain, pleurer, saliver etc…

La douleur est un système complexe qui fait intervenir plusieurs aspects. Nous venons de voir l’aspect sensorielle (= nociception) et discriminatif (= où et à quel intensité). Mais, il y en a d’autres dont le système autonome. Le système nerveux autonome, comme son nom l’indique, n’est pas contrôlé par notre volonté. Il va s’adapter et réagir de lui-même en fonction de la situation rencontrée. Dans le cas de la douleur, le système autonome va moduler l’activité de différents organes et glandes dont, entre autres, la fréquence cardiaque, l’activité des glandes lacrymales et salivaires, l’activité de l’estomac et des artères et vaisseaux sanguins. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on mange un piment fort, on a chaud, on se met à saliver, à avoir le nez qui coule, etc. Dans les cas extrêmes, cela peut aller jusqu’à l’étourdissement voir la perte de conscience.

Enfin, n’hésitez pas à lire les deux premiers articles sur le thème du piment : sa classification botanique et l’estimation de la force du piment (unité Scoville et ASTA).

Force d’un piment, échelle de Scoville et ASTA pungency units

Dans l’article piment, capsicum et sa classification, j’avais précisé que l’effet piquant / chaleur / douleur d’un piment est dû à la présence de capsaïcinoïdes, dont le plus connus et majoritairement présent dans le piment est la capsaïcine. Leurs concentrations diffèrent d’une variété de piment à une autre, et même d’un piment à un autre, ce qui va affecter leur force ou puissance. Il existe deux tests pour déterminer la force d’un piment : L’échelle de Scoville et l’ASTA pungency units (ASTA = American Spice Trade Association).

L’échelle de Scoville, aussi appelée test organoleptique Scoville, a été inventée en 1912 par le pharmacien Wilbut Scoville. Le déroulement du test se produit de la manière suivant : Les capsaïcinoides sont extraites du piment et mises dans une solution d’alcool. Cette solution est donnée un panel de 5 personnes entrainées, qui la goutent et déterminent si c’est « hot » / « piquant ». La solution est ainsi diluée progressivement, jusqu’à ce que 3 des 5 personnes annoncent qu’elles ne perçoivent plus de chaleur / piquant. Le nombre de dilution détermine l’unité Scoville du piment (en anglais Scoville units ou SHU).

Le problème avec ce test est qu’il n’est pas très reproductible et se  base uniquement sur la perception de l’effet de chaleur qui est subjective. Dès lors, l’ASTA a abandonné la vieille méthode de Scoville pour utiliser la technique d’analyse chimique HPLC (high-performance liquid chromatography). Elle a ainsi créé l’unité ASTA pungency units. La méthode consiste à mesurer séparément chacun des capsaïcinoïdes (capsaïcine, dihydrocapsaïcine, nordihydrocapsaïcine, homodihydrocapsaïcine, homocapsaïcine) auxquelles un facteur de puissance est appliqué. C’est donc une méthode bien plus reproductible et basée sur la quantité des capsaïcinoïdes dans le piment.

Il existe tout de fois un point de controverse. Lorsque que cette méthode a été publié, il était noté que l’on pouvait convertir l’ASTA pungency unit en unité Scoville, en multipliant par 15 l’ASTA pungency unit (1 ASTA pungency unit = 15 unité Scoville). Cependant, les industriels qui utilisent cette méthode d’HPLC estiment que la conversion avec ce facteur 15 donne un résultat de 20 à 40% inférieur aux résultats obtenus par le test organoleptique Scoville.

Internet regorge de tableau de l’échelle de Scoville regroupant une multitude de variétés de piments associées à leur unité Scoville. Voici quelques exemples de variétés connues :

  • le poivron a une unité Scoville de 0
  • le piment d’Espelette est à 1500 – 2500 unités Scoville
  • le tabasco est à 7000 – 8000 Scoville
  • le piment de Cayenne est à 30 000 – 50 000 Scoville
  • le piment Habanero va de 100 000 à 577 000 Scoville suivant les variétés
  • Le piment recensé comme le plus fort au monde est le Carolina Reaper avec 1 569 300 – 2 200 000 Scoville. Il a détrôné, en 2013, le Trinidad Moruga Scorpion qui est à 1 200 000 – 2 009 231 Scoville.

Pour comparaison, voici les unités Scoville des différents capsaïcinoïdes, ainsi que le % approximatif de leur présence dans Capsicum annuum :

  • la capsaïcine (69%) est à 16 000 000 Scoville
  • la dihydrocapsaïcine (22%) est à 15 000 000 Scoville
  • la nordihydrocapsaïcine (7%) est à 9 100 000 Scoville
  • la homocapsaïcine (1%) est à 8 600 000 Scoville

Aussi, il faut prendre en considération que ces records ont été homologués. Hors faire tester officiellement la puissance d’un piment coûte cher, sans parler de la course effrénée au piment le plus fort où chacun peut croiser différentes variétés pour espérer produire le piment le plus fort au monde. Il va s’en dire qu’il existe probablement des variétés plus forte que le Carolina Reaper, mais pour des raisons financières, elles n’ont pas été testées.

Enfin, Dave DeWitt, « Pope of Peppers » et historien de la nourriture (food historian), n’hésite pas à dire que la force d’un chili est 50% génétique et 50% enivrement (« The pungency in chili peppers is 50 percent genetic and 50 percent environmental. […] Pods that grow lower down on the plant are hotter. Stress on the plants, if water is withheld perhaps, makes them hotter. » Source: Popsci). Ainsi, même avec une méthode reproductible telle que l’HPLC pour mesurer les concentrations des capsaïcinoïdes, il est difficile de déterminer qu’une variété est plus forte qu’une autre.

Source:

Piment, capsicum et sa classification

Le piment, en anglais chilli ou chile ou chili pepper et en caraïbe aji, est le fruit (botaniquement, c’est une baie car le fruit est produit à partir de l’ovaire d’une seule fleur) des plantes du genre Capsicum. Il est originaire d’Amérique du sud et d’Amérique centrale. L’effet piquant du piment est dû aux capsaïcinoïdes qu’il contient. Les capsaïcinoïdes font parties de la famille des alcaloïdes. Ils sont liposolubles et se composent, par ordre de concentration dans le piment :

  • Capsaïcine
  • Dihydrocapsaïcine
  • Nordihydrocapsaïcine
  • Homodihydrocapsaïcine
  • Homocapsaïcine

Ces molécules se fixent sur les récepteurs membranaires vanilloïdes sous-type 1 (TRPV1) présents sur les nocicepteurs (récepteurs spécifiques à la détection d’un stimulus nocif). Les TRPV1 sont aussi activés par les températures chaudes extrêmes (>40°c environ). L’activation du système nociceptif peut induire une perception douloureuse. C’est la raison pour laquelle, le piment a un effet de chaleur, de piquant et même de douleur.

Le piment et le poivron appartiennent au même genre Capsicum. Le poivron est le fruit des plantes de certaines variétés de l’espèce Capsicum annuum, mais contrairement au piment, il ne secrète pas (ou peu) de capsaïcine.

Enfin, le piment fait partie de la clade des angiospermes. Les angiospermes correspondent aux plantes à fleur et ils possèdent un ovaire enveloppant les ovules, qui après une double fécondation sexuée (toute fois, il existe des espèces parthénocarpiques) donnera un fruit. Il existe deux classifications des angiospermes: La classification de Cronquist, la plus ancienne, et la classification APG (Angiosperm Phylogeny Group). Cette dernière prend en compte l’aspect génétique contrairement à celle de Cronquist.

Classification de Cronquist (1981) Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies / Eudicotylédones
Clade Noyau des Dicotylédones vraies / Eudicotylédones supérieures
Clade Astéridées
Clade Lamiidées / Euastéridées I
Sous-classe Asteridae
Ordre Solanales Solanales
Famille Solanaceae Solanaceae
Sous-famille Solanoideae
Tribu Capsiceae
Genre  Capsicum Capsicum
Espèce Capsicum annuum
Capsicum baccatum
Capsicum buforum
Capsicum caballeroi
Capsicum campylopodium
Capsicum cardenasii
Capsicum ceratocalyx
Capsicum chacoense
Capsicum chinense
Capsicum coccineum
Capsicum cornutum
Capsicum dimorphum
Capsicum dusenii
Capsicum eshbaughii
Capsicum eximium
Capsicum flexuosum
Capsicum friburgense
Capsicum frutescens*
Capsicum galapagoense
Capsicum geminifolium
Capsicum havanense
Capsicum hookerianum
Capsicum hunzikerianum
Capsicum lanceolatum
Capsicum leptopodum
Capsicum lycianthoides
Capsicum minutiflorum
Capsicum mirabile
Capsicum mositicum
Capsicum parvifolium
Capsicum pereirae
Capsicum pubescens
Capsicum ramosissimum
Capsicum recurvatum
Capsicum rhomboideum
Capsicum schottianum
Capsicum scolnikianum
Capsicum sinense
Capsicum spina-alba
Capsicum tovarii
Capsicum villosum

La liste des espèces, excluant Capsicum frutescens, a été établie à partir du site The plant list.

*Capsicum frutescens est considéré comme un synonyme de Capsicum annuum d’après The Plant List et ITIS (ici et ici), alors que le site Catalogue of Life l’accepte comme espèce. La classification des espèces portent à débat depuis les années 1600, d’autant plus qu’elle était basée uniquement sur des critères morphologiques des fleurs et des fruits (botaniquement, ce sont des baies) et de leurs localisations géographiques. En 1957, Heiser et Smith proposent 5 espèces de piments cultivées à partir d’étude d’hybridation:

  • Capsicum annuum
  • Capsicum baccatum
  • Capsicum chinense
  • Capsicum frutescens
  • Capsicum pubescens

Une récente étude génétique a montré qu’il y a deux groupes monophylétiques distincts : C. ciliatum et un groupe incluant tous les autres Capsicum (cf. figure 4 tirée de cette même publication scientifique). Ce dernier groupe est composé de plusieurs clades : le complexe C. eximium/cardenasii, le complexe C. baccatum/chacoense et le complexe C. annuum/chinensis/frutescens/galapagoense. Toutefois, ce dernier clade est faiblement supporté. C. annuum semble clairement correspondre à un groupe monophylétique et d’après leurs marqueurs moléculaires, C. baccatum et C. frutescens semblent former deux groupes monophylétiques distincts. Une autre étude génétique a montré que C. frutescens et C. chinense sont deux espèces différentes. Enfin, C. pubescens et C. tovarii sont plus problématique à classer d’après les auteurs de la première étude citée.

phylogénétique of capsicum chili pepper species phylogenetic

Dans les futurs articles sur les piments, j’aborderais uniquement les 5 espèces cultivées.

Source :

  • Brian M. Walsh and Sara B. Hoot, A phylogenetic analysis of the species relationships within Capsicum (Solanaceae) using sequences from two DNA non-coding regions : the chloroplast atpB-rbcL intergenic region and introns of the nuclear gene waxy introns, Int. J. Plant Sci. 162(6):1409–1418. 2001.
  • Jit B. Baral and Paul W. Bosland, Unraveling the Species Dilemma in Capsicum frutescens and C. chinense (Solanaceae): A Multiple Evidence Approach Using Morphology, Molecular Analysis, and Sexual Compatibility, J. Amer. Soc. Hort. Sci. 129(6):826–832. 2004.

Hydroponie #4 : Lampes à LED pour croissance des plantes en hydroponie

L’été en Finlande, c’est le top pour faire pousser des plantes, car il y a peu de nuit (5h de nuit sur Helsinki en Juin et encore). Donc les plantes reçoivent leur 18-19h de lumière par jour, même plus dans le nord de la Finlande, et c’est super chouette ! Le problème c’est l’hiver où c’est l’inverse. Peu de lumière, il fait nuit tout le temps, les plantes ne vont clairement pas aimer 3h de soleil par jour et encore, si les nuages ne sont pas de la partie. Du 1 au 26 novembre 2014, sur Helsinki, on a eu seulement 12h de lumière (alors que la moyenne calculée depuis 1961 est d’un peu plus de 35h). 12h de lumière sur 26 jours est égale à, environ et à la louche, 30 min de lumière par jour ! Autant dire que mes plants de piments vont tirer la gueule !

Longue tirade pour vous dire qu’il va me falloir des lampes pour compenser ce manque de luminosité, si je souhaite continuer à faire pousser mes piments cet hiver. Le reste (nutriments + chaleur) ne devrait pas être un problème à l’intérieur de l’appartement.

Mon expérience en lampes pour croissance des végétaux (grow light) est néante (je ne suis qu’une hydroponoob), je ne peux donc pas faire des comparaisons et annoncer celles qui fonctionnent le mieux. Par contre, je peux clairement certifier que les lampes pour croissance des plantes de type Metal Halide (MH) ou High-Pressure Sodium (HPS) coutent énormément en consommation électrique et c’est donc quelque chose à considérer lorsque l’on veut faire pousser ses plantes en appartement ou en serre en hiver. D’ailleurs, c’est une chose que je ne considère pas du tout. Mais heureusement, il existe les LEDs (en français DEL pour diode électroluminescente), qui sont connues pour consommer peu d’énergie, en plus de pouvoir choisir les longueurs d’onde voulues. C’est donc vers ce système de lampe que je me suis tournée.

J’ai acheté une lampe chez le vendeur Growsunlight Co., ltd sur Aliexpress (oui, c’est souvent moins chers, mais on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber, tout dépend du vendeur). Dans la pratique et peu importe où vous achetez vos LED, le nombre de watt annoncé, n’est jamais celui obtenu. Vous pouvez le diviser par deux au moins. Ici, la lampe annonce 54W mais le vendeur précise bien qu’au final, on a 18W (je n’ai pas vérifier). Donc ça ne devrait pas consommer trop d’électricité. Il y a 18 LED de 3W chacune. Mon problème avec ce produit est qu’il ne correspond pas à la description donnée par le vendeur. Je devais avoir rouge 660nm x2, rouge 630nm x6, orange 610nm x1, bleu 460nm x2, bleu 450nm x2, blanc 12000K x1, blanc 6500k x1, blanc 3500k x2 et infrarouge 730nm x1. Or, ce n’est pas du tout ce que j’ai, il manque au moins les 4 led blanches, qui sont remplacées par des led rouges et je ne suis pas sûr que les différents spectres de rouges et bleus soient bien respectés. Je suis en contact avec le vendeur pour que l’on trouve un accord. Il semble vouloir m’envoyer les LED blanches en compensation. Du coup, j’ai aussi demandé des vertes. Bref, affaire à suivre. Aussi, il faut voir si je peux changer moi même les LEDs. A vu de nez, il faudrait en désoudre une pour en soudre une autre.

led growing light for hydroponics

En fait, on sait déjà que les LED rouges et bleues permettent la croissance des plantes, mais une récente étude faite par la NASA a montré qu’un supplément de 24% de LED vertes (500-600nm) augmente la croissance des plantes sous LED rouges et bleues (voici la publication scientifique). Donc mon idée est d’optimiser mes lampes en y remplacent un ou deux LED rouges par du verts. Ça devrait être possible de changer soit même les LED avec un peu de débrouillardise.

Quoi qu’il en soit. Cette lampe (13 LED rouges, 4 LED bleus et 1 LED infrarouge) fonctionne et on voit les plantes grandir, fleurir et former des fruits. Je viens juste d’ajouter une seconde lampe pour illuminer mon bac en Ebb-flow, car, et c’est le problème des LEDs, ces lampes ont une zone d’illumination restreinte, donc il en faut plusieurs en fonction du nombre de plante à faire pousser et de leur configuration spatiale.

led growing light for hydroponics systems

Pour avoir une idée du résultat, voici une photo prise le 6 septembre 2015, le jour même où j’ai mis un lampe en marche au-dessus de ce bac.

ebb-flow hydroponic system

Maintenant une photo du 19 septembre 2015 et toujours avec une lampe à LEDs. Il y a les deux plantes d’origines et une troisième, qui venait juste de montrer ses premières feuilles et que l’on ne voit pas sur la photo, car elle est au milieu arrière et cachée par les autres plantes.

led light for hydroponics 19 septembre 2015

Enfin, une photo prise, il y a quelques jours. J’ai ajouté une seconde lampe le jour même. Il y a les deux plantes d’origines, ainsi que la troisième ajoutée en cours de route et une quatrième qui venait juste de pointer son nez et que l’on ne voit pas car elle est dans le coin en haut à droite.

led light for hydroponics ebb flood flow system

Oui, l’une des plantes à des feuilles dont les côtés sont enroulés vers le bas. Il semble que c’est un problème de nutriment (trop de nutriment ?), je suis en train de me pencher dessus.

Quoi qu’il en soit, mes lampes fonctionnent et mes plantes grandissent, fleurissent et forment des fruits grâce à elles. Est-ce que c’est optimiser ? Apparemment non, vu qu’il manque le spectre vert 500-600nm. Aussi, l’intensité lumineuse n’est peut-être pas suffisamment puissante pour optimiser la croissance des plantes. Ceci dit, qui dit augmentation de l’intensité lumineuse, dit augmentation du nombre de Watt et donc plus grande consommation d’électricité. C’est donc un choix à faire. Enfin, n’hésitez pas à faire vos propres tests pour voir ce qui fonctionne le mieux pour vous.

La prochaine étape est donc d’optimiser mes lampes en y ajoutant des LEDs vertes.

Crochet #21 : Feuille elfique

Dans le genre, foirage aux crochets, je vous présente ça :

lembas bread leaf

Oui, je sais, ça a une forme de bite, et pourtant, c’est censé être une feuille qui enroule du pain elfique (le pain Lembas) dans le seigneur des anneaux. Enfin, c’est inspiré de là. J’ai suivi ce patron, qui a aussi une forme de bite, c’est juste que je l’ai fait beaucoup trop petit et donc, je ne peux pas emballer grand-chose avec.

lembas bread leaf 3

lembas bread leaf 2

lembas bread leaf 4

Pour le fil, j’ai utilisé du Miami de Novita vert et j’ai utilisé un crochet 3.75 mm. J’ai vite enroulé le tout d’un fil blanc Miami Novita, mais c’était juste pour faire tenir le truc correctement, sinon le « clapet » s’ouvre.

Conclusion de cette histoire ? Le gauge, ça peut être super important des fois!

Scalemail #1 : Deux colliers verts et bronzes

Pour les 30 ans d’une amie, je lui ai demandé si elle voulait quelques choses en scalemail. Elle a dit oui et après un petit tour sur google image, elle souhaitait que je lui reproduis deux colliers en utilisant des scalemails verts (vertes? un ou une scale?) et bronzes.

Voici le résultat des deux colliers. Ce ne sont donc pas des créations originales, vu que j’ai repris les deux photos qu’elle m’a montrées.

collier scale mail gift 2

collier scale mail gift